Testi

Prisonniers
Mr Carré
Moka
Frontière
Liberté
Le clown
La lanterne magique
I'm looking for Paris
Lucie
Les films d'horreur
Luxure et passion
Même les mains vieillissent

Luxure et passion
La nuit les chats sont gris
La tête dans les parapluies
Chloé
Poison
I'm looking for Paris
Marghera
Due di notte
Prisonniers
Les mots des prisonniers s'enfuient
coulent comme des larmes
ils saignent contre les barbelés
glissent le long des pavés
Comme si les mots pouvaient briser les fers
ils s'allogent ivre de liberté
Les mots des prisonniers s'enfuient
Susurrent dans les égouts
Libres, ils s'emparent des trottoirs
Se heurtent contre nos pensées
Comme si les mots pouvaient briser les fers
Ils s'allongent ivres de liberté
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Mr Carré
Il a pas de chance
Mr Carré
On se moque de lui
On lui fait la tête
Au Carré
Il finit souvent rond
Mais, Mr Carré, allons venez, venez tourner
La vie n'est pas carrée, Mr Carré
Le monde tourne en rond
Alors tournez
Mr Carré
Un jour rencontra
Mme Cercle
Et depuis, mes amis,
Il ne voit plus les choses
Sous le même angle
Mais, Mr Carré, allons venez, venez tourner
La vie n'est pas carrée,
Mr Carré
Le monde tourne en rond
Alors tournez
Torna su
Moka
Au village, tous me connaissent
M'appellent Moka
Je traîne, je vie tranquille
Avec Duff
Nous, on a besoin de rien…
Dans la ville les gens nous regardent
Envieux
Je sens qu'il y a quelque chose qui va pas
Ca va chauffer
Nous, on a besoin de rien…
« De toute façon je le savais depuis le début,
dans les villages, y'a rien à faire :
quand on est différents on crève.
On pourra pas dire qu'on a pas essayé, on volait rien aux gens,
on avait juste la bière et le café.
Et puis nous deux Moca, on est de vieux amis,
on s'entend vraiment bien.
C'était le bonheur ici, dommage…
Allez viens Moca, on s'en va,
de toute façon nous, on a besoin de rien,
prends ton sac et dépêche-toi »
Torna su
Frontière
Du lieu, ne me souviens plus
Regard noir où je me suis reconnu
Brule en moi, retiens-moi
Lèvres unies dans l'éternel baiser
Ai repris mon chemin de vie
Ton odeur, nos rires et mes secrets
A jamais disparu
Plus jamais revus
Une guerre déchira nos deux pays
Toi et moi d'une frontière à l'autre
Maisons éventrées, populations décimées,
enfances tuées et destins brisés
Toi et moi d'une frontière à l'autre
Toi et moi, toi, moi…
Par delà la frontière,
Ton odeur, nos rires et mes secrets
Plus jamais revus
Du lieu, ne me souviens plus
Regard noir où je me suis reconnu
Brûle en moi, retiens-moi
Fantôme bercé
Mon corps dispersé
Liberté
D'Afrique, de Chine ou d'ailleurs
Les migrants arrivent à nos frontières
Barques lourdes, camions fantomes
Cherchent du travail, la solidarité
Liberté, égalité, fraternité…
Corps gisants, à demi morts
Sur les côtes d'Adriatique
En rade dans nos aéroports
Seuls, dans l'inconfort
Liberté, égalité, fraternité…
Nos villes cachent les sans-papiers
Droit du sol, du sang, émigrés, rejetés, refoulés, humiliés
Ils ont demandé l'hospitalité,
Fuient la torture, les camps de réfugiés
Lois d'exclusion votées,
Gouvernements priorités
Sommets alter mondialistes
Commerce équitable
Respect du droit humain…
Torna su
Le clown
Le clown
Rit seul
Le cirque
Sans public
Le clown
Pleure seul cette fois
Le cirque plein à craquer
Le clown pleure son âme
La piste est un lac de larmes
L'eau monte
Le clown l'avale
La piste
Le clown se noie
Mesdames, messieurs, ne riez pas
Le clown, le clown est mort
Mesdames, messieurs, n'applaudissez pas
Le clown, le clown est mort
Torna su
La lanterne magique
1798 à Paris, au couvent des Capucines Robertson
s'avance vers le public:
« Mesdames, messieurs
Ce qui va se passer dans quelques instants devant vos yeux
N'est pas un spectacle frivole
Il est conçu pour l'homme qui pense
Pour le philosophe qui aime se perdre un instant
Entre les tombes
C'est aussi un spectacle utile à l'homme
Qui se laisse transporter par l'aspect étrange
De l'imagination
Lorsque celle-ci rassemble la force
Et la transgression
La lanterne magique…
Je veux parler de la terreur
Qui inspire les ombres
Des caractéristiques, des sortilèges et des travaux occultes
De la magie
Cette terreur que presque tous les hommes
ont éprouvé dans leur enfance
Et que certains encore, portent en eux
La lanterne magique…
Citoyens, je ne suis pas un de ces aventuriers et charlatans
Qui promettent plus que ce qu'ils peuvent maintenir
J'ai promis de ressusciter des morts, et je les ressusciterai.
Ceux qui désirent voir apparaître une personne chère
doivent seulement parler
J'obéirai à chaque ordre. »
I'm looking for Paris
Paris, août 2003,
Gare Montparnasse, un homme attend un train qui n'arrive pas,
une femme oblitère son ticket, elle part, un touriste breton
descend du train, va en crêperie.
A Charles de Gaule, une famille attend,assise sur un banc,
leurs regards vers le ciel, immobiles et muets,
leurs têtes sur les avions s'en vont.
Métro, Nation, ça se pousse, ça se presse, un africain
pense à l'Afrique, un homme d'affaire au fric,
les stations passent, la frénésie écrase les âmes seules.
Au Louvre, la Joconde agonise, son sourire a pâli,
les touristes la dévorent, eux qui courent, volent
d'un monument à l'autre, mangeurs de villes inssatiables.
La nuit tombe sur Paris, Amélie court à Montmartre,
couvre-feu moral pour pas voir l'immoral, à Bastille,
les fantômes de la révolution, assis au bar, sirotent
leur bière alors que grincent leurs vieux os.
Tout ce mouvement inconscient, Paris m'envoûte, me possède,
m'attire et me répulse, elle qui s'offre aux regards…
Les touristes passent, la Tour Eiffel reste !
I'm looking for Paris , I'm looking for Paris …
Excuse me Sir, could you give me an information please?
Excuse me Sir, could you give me an information please?
Excuse me!
Excuse me!
Excuse me!
Excuse meeeeeeeeeeeeeee!
I'm looking for Paris , I'm looking for Paris …
Torna su
Lucie
Seule
Lucie a peur
Dans la baignoire
Elle casse les verres
De la grand-mère
Et elle s'étend
Regarde le sang
Couler enfin
Comme dans son enfance
Elle voit les fleurs
Souvenirs et photos
Le sang sur les verres
Peut-être l'été
Peut-être l'hiver
Lucie se meurt
Torna su
Les films d'horreur
Comme dans les films d'horreur
Une ruelle noire un soir
Et seule dans le brouillard
Je marche sur le trottoir
Des pas au loin s'approchent
Et qui ça peut bien être ?
Des pas au loin s'approchent
Au loin dans le brouillard
AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH
Je pourrais te trancher le ventre en tirer tes boyaux
T'étrangler avec, te pendre et rire seul dans la rue
Mettre tes cheveux dans ta gorge et t'étouffer lentement
Te planter un couteau dans l'oreille et le faire tourner
Et que peut on bien faire, seule dans un film d'horreur ?
S'enfuire ou rester là, se cacher ou s'en aller ?
Je peux te couper la gorge avec mon épingle à cheveux….
AAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH
Torna su
Luxure et passion
Luxure et passion,
Retrouver la raison
Perdue entre mes draps
L'autre soir avec toi
Si tu me touches maintenant
Si tu me mords maintenant
Si tu me touches maintenant
Si tu me touches
Luxure et passion
Recherche les émotions
Perdues entre nos bras
L'autre jour avec toi
L'amour est poésie
L'amour est frénésie
Alors brûle avec moi
Si tu me touches…
Maintenant
L'amour est poésie
L'amour est frénésie
Alors brûle avec moi
Si tu me touches…
Torna su
Même les mains vieillissent
Même les mains vieillissent
Même les seins périssent
Ta peau doucement se fripe
Doucement ta peau s'effrite
Une fille a le corps jeune mais ne connaît rien à la vie
Un garçon a les mains jeunes mais ne connaît rien à la vie
Même les mains périssent
Et même les seins vieillissent
Même nos corps vieillissent
Tu te rappelles quand je te touchais
Ne me le rappelle pas
Tu te rappelle quand je t'embrassais
Ce souvenir m'excite
Même les mains vieillissent
Et même les seins périssent
La vie lentement nous quitte
La nuit les chats sont gris
Le marque-page impassible
Les livres, les films, nos nuits
Pour moi, toujours les mêmes
Ton corps, sur moi me freine
Regarde : la nuit,
les chats sont gris
Ce matin, on s'en va
On part et on r'viendra pas
Nos rêves traînent
Mets-les dans la valise
Regarde : la nuit,
les chats sont gris
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La tête dans les parapluies
Il neige au-dehors
En juillet
Tu es partie cette nuit
Sous la pluie
Avec ton parapluie
Leurs sourires m'observent
Et j'ai peur
De rester seul ici
A me battre
Contre nos souvenirs
J'attends
Pour me lever
J'attends
Pour me lever
Avec toi
Ce matin
J'ai cassé les horloges
Et les heures
Dévorent ma langueur
Et nos fleurs
Et toi, tu es partie
J'attends
Pour me lever
J'attends
Pour me lever
Avec toi
Ce matin
Chloé
Non Chloé, n'aie pas peur
Absente, tu souris
Tiens ma main sur ton corps
Les heures passent sur mon lit
C'est la fin
Moi Chloé, je suis seul
Ton souvenir s'efface
Mes envies se dispersent
Tu es proche, tu es loin
Tu es morte
Tu es morte
Poison
Dévore-moi, arrache la douleur
Mon corps repose dans l'air
Froid
Glacé
Etendu sur un matelas de vide
Invisible, il n'est pas
Dévore-le, il est tien, détruis-le
Poison viens, entre en moi
Poison viens, entre en moi
Poison viens, entre en moi
Je vois au loin, mon ombre brûle
Je sens la folie monter en moi
Ils m'ont tuée, ils nous tuent
Ils m'ont tué, ils nous tuent
Ils nous tuent
Poison viens, entre en moi
Poison viens, entre en moi
Poison viens, entre en moi
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Marghera
Hai ragione, non si respira
Hai solo di fronte
un verme sporco
Marghera, alle porte c'avvelena
Come si può essere felici
Con la città appesa al collo
Vedo il buio,
vedo il nero, respiro fumo
Il male, il dolore
che mi fa restare
Hai ragione tu,
questo mondo,
nessuno lo ama più
Hai ragione tu,
questo mondo,
nessuno lo ama più
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Due di notte
I pensieri che faccio
alle due di notte
Sono per te
Le cose che non ho detto,
cose che non ho fatto
Sono per te
Ma come fai, a dirmi che..
Che stiamo andando
in direzione opposta
A quella giusta
Fammi sapere,
che, non ci siamo ancora
Niente per me, niente per me…
Mi torna in mente
alle cinque di notte
Che, siamo fuori, totalmente
Ho disegnato,
alle quattro di notte
Il tuo sorriso, sul mio cuscino
Ma come fai, a dirmi che..
Che stiamo andando
in direzione opposta
A quella giusta
Fammi sapere,
che, non ci siamo ancora
Niente per me, niente per me…
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